Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Depuis les Thraces, la libération du joug ottoman, l'époque communiste, la démocratie.
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Doura
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Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Message par Doura » dimanche 25 novembre 2007 11:16

Une petite question pour tous :
qu'a fait Paisii Xilendarski ? Le site de l'université https://www.uni-plovdiv.bg dit seulement qu'il était historien..
Amélie


Aymon
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Re: Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Message par Aymon » dimanche 25 novembre 2007 16:04

D'après ce que je sais, mais arrêtez-moi si je me trompe, Paisii Xilendarski était un lettré bulgare de la fin du 18ème siècle. Il est connu pour avoir le premier écrit et publié une histoire complète du peuple bulgare depuis sa naissance, ce qui a contribué à l'exaltation du sentiment national bulgare au cours du 19ème siècle. Les acteurs de l'Eveil National se sont beaucoup référés à lui, et il est encore aujourd'hui une référence en la matière.
C'est, en quelque sorte, une grande figure de la Bulgarie!! :bulgarka:

Aymon

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Re: Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Message par Yoto Yotov » mercredi 28 novembre 2007 20:25

Doura a écrit :Une petite question pour tous :
qu'a fait Paisii Xilendarski ?
Vous trouverez son Histoire slavo-bulgare traduite en français par Monsieur Atanas Popov sur http://liternet.bg/publish16/p_hilendarski/index.html

La préface de ce livre est très célèbre : « Eh, oh, toi, l’insensé, imbécile que tu es ! Pourquoi as-tu honte de reconnaître que tu es Bulgare et ne lis-tu point dans ta langue ni ne la parles ?... »
Yoto Yotov

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Re: Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Message par Doura » mercredi 28 novembre 2007 21:00

merci pour ces réponses instructives :*
Amélie

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Re: Paisii Xilendarski [Païsii Hilendarski/Païsij de Khilendar]

Message par VUK HERCEGOVAC » samedi 16 juin 2012 13:02

Une occasion de nous remémorer un petit pan de notre Histoire.

L'Histoire des Slaves et des Bulgares marque ses 250 ans
Par Veneta PAVLOVA
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Pasij, le moine de Hilendar, peintre Koju Denchev
Nous sommes en 1762. Dans sa cellule au monastère d’ Athos un moine bulgare nommé Paissii termine un livre qui connaîtra un destin extraordinaire. Près de 370 ans après la chute de la Bulgarie sous la domination des Ottomans, le glorieux passé de l’État est presque oublié. Personne ne se souvient plus de l’héritage des ancêtres, des rois et des patriarches bulgares. Dans la préface de son livre Histoire des Slaves et des Bulgares Paisij Hilendarski s’adresse à ses compatriotes de la manière suivante : « Lisez et apprenez pour qu’on ne se moque pas de vous et que vous ne soyez pas accusés par les autres tribus et peuples. J’ai trop aimé la nation et la patrie bulgare et je me suis donné beaucoup de peine pour fouiller dans divers livres et histoires jusqu'à ce que j’ai réussi à rassembler les éléments de l’histoire du peuple bulgare dans ce petit livre à votre gloire et à vos besoins. Je l’ai écrit pour vous, qui aimez votre peuple et votre patrie… Copiez cette histoire et payez pour qu’on la copie pour vous et prenez-en soin ! »
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La page de garde de l'original de l'Histoire des Slaves et des Bulgares - fragment
L’œuvre de Paisij porte une énorme énergie patriotique. Il n’est cependant pas un phénomène isolé. Des sujets de l’histoire bulgare ont déjà été abordés par des religieux catholiques comme Mavro Orbini et Petar Bogdan Bakchev dans leurs œuvres du XVIIe siècle, par Histofor Jefarovich, un peintre et un homme de lettres, tout comme par le moine franciscain Blasius Kleiner au XVIIIe siècle. Eux tous ils préparent le terrain pour l’Histoire des Slaves et des Bulgares qui voit le jour à un moment crucial pour les Bulgares.

« L’époque du milieu du XVIIIe siècle est très intéressante. C’est, d’une part, l’époque de la montée de l’hellénisme, explique dans une interview pour Radio Bulgarie Internationale Alexandre Mochev du Musée national des lettres. Grâce à son influence et à son autorité spirituelle, la Patriarchie de Constantinople encourage les processus d’hellénisation de la société bulgare. C’est justement pour cette raison que Paissii s’exclame « Oh, pauvre bigre. Pourquoi as-tu honte de te proclamer un Bulgare et pourquoi ne lis-tu pas et n’écris-tu pas dans ta langue ? ». Cette exclamation en fait concerne les Bulgares qui aspirent à adopter l’hellénisme. En plus de cela, en 1767, quelques années après l’Histoire des Slaves et des Bulgares, l’épiscopat d’Ochrid, la dernière forteresse spirituelle bulgare, est fermé. D’autre part cependant, le vent de la Renaissance commence à souffler en provenance d’Europe occidentale. Les idées de Voltaire et de Rousseau voient le jour et tout ceci complète un tableau spirituel, culturel et politique assez intéressant sur les Balkans où on voit apparaître des personnalités comme Paissii ».
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hilendarski-istoria.jpg (11.88 Kio) Vu 2629 fois
Son livre est voué à jouer un rôle exceptionnel au cours de la Renaissance bulgare. Sillonnant les terres bulgares, Paissii emporte avec lui son œuvre pour qu’elle soit copiée et diffusée.
« Nous avons des informations portant sur environ 70 copies. 45 copies ou un peu plus sont conservées. Les copies sont l’œuvre d’hommes de lettres du niveau de l’homme de lettres, du folkloriste et du politicien bien connu Petko Slavejkov, du Lumière Hristaki Pavlovich, relève Alexandar Moshev. En fait, la première copie date de 1765 et elle appartient au Lumière bulgare Sofronii de Vratsa, la dernière datant de 1882 et ayant été réalisée par le prêtre Kostadin Shushulin de la ville de Bansko. Imaginez toute cette époque pendant laquelle on a copié l’Histoire ! Sa vie à travers les copies est très importante car toutes ces copies reflètent l’attitude personnelle des copieurs et les comportements des gens qui écoutaient la lecture de ce texte. Car vu le niveau d’éducation à cette époque, les gens se réunissaient pour qu’on leur lise l’Histoire et de cette manière l’idée de l’autodétermination des Bulgares trouvait des adeptes dans des milieux beaucoup plus larges ».
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Source : bnr - version française de Vladimir SABEV


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