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Bulgaria-France les a rencontrés lors de leur venue à Paris pour les représentations de "Aliocha" et "Ivan" au théâtre de "La Tempête" du 1er au 19 décembre 2004.
Deux pièces d'après Les Frères Karamazov de Dostoïevski adaptées sur une idée originale.
La photo a été prise lors du toast porté au succès de la première de "Ivan" le 11 décembre 2004.
I.D. : La différence est dans la tradition, l'éducation avec laquelle le spectateur français va regarder le théâtre. La France est un des grands pays culturels qui a des spectateurs avertis, avec une éducation théâtrale. En Bulgarie cela s'est perdu. En France le public suit du début à la fin ; par contre en Bulgarie il peut y avoir des conflits même pendant la présentation. Chez nous il y a une incapacité à être tolérant vis-à-vis de la différence, à accepter un autre point de vue, une autre esthétique et un manque de curiosiosité envers les autres.
M.M. : Je suis d'accord avec cette analyse
I.D. : Comme potentiel de création le théâtre est prêt, mais concernant l'organisation structurelle et la stratégie culturelle nous sommes en retard par rapport à l'Europe. Notre potentiel artistique est différent. Nous avons des personnalités et d'excellents jeunes acteurs. Nous sommes prêts à être nous-mêmes.
M.M. : Nous travaillons depuis plusieurs années maintenant et nous pouvons affirmer connaître le théâtre. Le point sur lequel nous insistons est de ne pas produire des pièces qui marchent ou à la mode, nous souhaitons parler notre propre langue théâtrale. Nous avons un respect à l'égard de la différence.
I.D. : Nous avons été influencés surtout par quelques grands maîtres français qui ont visité la Bulgarie pendant nos études.
I.D. : Personnellement j'estime que l'internet réunit les différences et pas l'uniformité. C'est un paradoxe. Les gens de l'internet doivent créer l'intérêt envers les autres.
M.M. : S'enfoncer en soi-même me peine beaucoup. L'internet ouvre la possibilité d'une autre intimité. L'ouverture de Moi vers Toi. Nos ressemblances sont plus importantes que les différences qui nous séparent.
Le Théâtre-Laboratoire "Sfumato" avait présenté au festival d'Avignon en juillet 2000 et en novembre 2001 à Paris, au théâtre de la Tempête, "La Toison noire", spectacle qui évoquait le mythes et coutumes des Karakatchanes, peuple nomade d'Europe de l'est, pour perpétuer les valeurs de leur culture oubliée. « Le but de notre travail, affirment Ivan Dobtchev et Margarita Mladenova, est la création d'un milieu spirituel où l'homme devient capable d'aller à la rencontre de soi-même et d'autrui ».
A Paris en octobre 2008 - au théâtre de la Bastille - représentations de Julie, Jean et Kristine, Danse de mort et Strindberg à Damas.
Dernière mise à jour le 15 septembre 2008
Page mise en ligne le 03 janvier 2005