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Irina Gueorguieva Bokova,
nouvel ambassadeur de Bulgarie en France
Au printemps 2005, le gouvernement bulgare de l'époque dirigé
par le premier ministre libéral Siméon de Saxe-Cobourg a
proposé - et le président de la République a nommé
(1)
- Irina Gueorguieva Bokova au poste d'ambassadeur de Bulgarie en France.
Elle occupera également le poste de représentant de la Bulgarie
auprès de l'UNESCO.
Même si Paris est son premier poste en qualité d'ambassadeur,
c'est une diplomate de carrière et une femme politique d'expérience
qui va occuper ce poste important pour la Bulgarie en Europe. Sa remarquable
carrière administrative avant 1990 précède sa brillante
carrière politique au sein de la Gauche bulgare. Cette nomination
comme ambassadeur à Paris est pour elle, certainement, un retour
aux sources.
Au-delà du symbole qu'elle représente,
qui est vraiment madame Irina Bokova ?
Irina Gueorguieva Bokova est née le 12 juillet 1952 à Sofia.
Elle est la fille de Gueorgui Bokov (2).
Divorcée (3),
elle est mère de deux enfants. Elle a un frère, Philip (4)
qui est l'un des principaux conseillers du président de la République,
M. Gueorgui Parvanov.
Après ses études primaires à l'école 128,
elle intègre le lycée 114 à Sofia. C'est un établissement
de renom dans lequel l'enseignement se fait principalement en anglais.
A la fin de ses études secondaires, elle part à Moscou dans
le prestigieux Institut des Relations Internationales qui a formé
nombre de cadres du parti (5).
Faire des études à Moscou est un grand privilège
réservé à l'élite du pays et, plus spécialement,
aux enfants de la plus haute nomenklatura du parti (6).
Elle en sort diplômée en 1976 et intègre immédiatement
le ministère des Affaires étrangères [polyglotte,
I. Bokova parle le russe, l'anglais, le français et l'espagnol..].
Elle est successivement Troisième Secrétaire à la
Représentation permanente de la Bulgarie à l'ONU
à New York de 1982 à 1984, Troisième puis Deuxième
Secrétaire au Département « ONU
et Désarmement » de 1984 à 1987. A partir de cette
date, elle est Chef de section au cabinet du Ministre des Affaires étrangères
et devient Premier Secrétaire le 1er septembre 1991.
Entre temps - si l'on peut dire - le mur de Berlin est tombé le
9 novembre 1989. Le lendemain, le leader du parti communiste bulgare (BKP),
T. Jivkov, est évincé du pouvoir par une sorte de «
révolution de palais » pour être remplacé par
P. Mladenov (7)
et A. Loukanov (8).
Devant l'évolution de la situation politique en Europe, et tout
particulièrement en Bulgarie, le parti communiste décide
d'entamer des négociations politiques avec l'opposition anti-communiste
regroupée sous la bannière de l'Union des forces démocratiques
(S.D.S.). Irina
Bokova va mettre sa carrière administrative entre parenthèse
et va commencer une carrière politique qui la propulsera, en quelques
années, vers les plus hautes sphères du pouvoir : elle sera
députée, Vice-ministre et même brièvement ministre
des Affaires étrangères, candidate à la Vice-présidence
de la République en 1996. Pour les élections présidentielles
de 2001, la presse bulgare évoque son nom comme candidate potentielle
du parti socialiste.
Intelligente, dynamique, ambitieuse, elle appartient début 1990
à ce qu'un ancien membre du parti appelle « la relève
». Le parti communiste bulgare saura la mettre en avant. Avec son
frère, elle participe ainsi aux négociations dites de la
« Table ronde » (9)
. Selon les sténogrammes, elle n'y intervient nommément
qu'à deux reprises (10)
. Elle y représente, à l' époque, le « Comité
préparatoire pour la création d'une Union démocratique
des femmes ». Lors d'une « réunion préparatoire
» (11)
, c'est le président de séance, Andreï Loukanov, qui
lui cède la parole. Elle présente les objectifs de cette
future Union démocratique des femmes qui bénéficierait,
selon elle, d'une assise importante dans le pays. Par son bref discours,
I. Bokova s'inscrit parfaitement dans la stratégie politique globale
du BKP qui consiste, à l'époque, à esquiver le choc
frontal, lors des négociations qui vont s'ouvrir, entre «
gouvernant » (communistes) d'une part et « non gouvernant
» (opposition anti-communiste) d'autre part ; entre les responsables
de la crise globale qui affecte le pays et ceux qui vont exiger des explications.
Ce schéma est inacceptable pour le BKP qui risque alors de se retrouver
dans une position d'accusé devant l'opinion. I. Bokova demande
également la présence d'une pluralité des représentants
de la société autour de la table des négociations.
L'objectif est de « diluer » le plus possible la représentativité
politique du seul mouvement anti-communiste, le SDS. Elle refuse encore,
en qualité de représentante d'un « groupe de la société
», les conditions préalables d'équité que met
le SDS à sa participation aux négociations comme l'obtention
de papier journal par l'Etat, qui détient le monopole d'achat et
de distribution, pour publier un journal indépendant (12).
Si elle participe aux négociations, I. Bokova n'est pourtant mentionnée
nul part comme signataire des différents accords de la Table ronde.
A trente-huit ans, la jeune I. Bokova est candidate du parti socialiste
(B.S.P.) lors des premières élections pluralistes des 11 et
17 juin 1990. Elle est élue députée au scrutin majoritaire
dans la circonscription « Generaltochevo
» à la « Grande Assemblée Nationale »
qui est à la fois une assemblée législative et constituante.
De 1992 à 1995, il est indiqué, sans plus de détails,
qu'elle travaille pour des entreprises privées.
Ayant formé une coalition de la « gauche démocratique
» avec le parti agrarien BZNS-A. Stamboliiski (13)
et le mouvement « Ecoglasnost », le parti socialiste remporte
les élections législatives anticipées du 18 décembre
1994 avec 43,5 % des voix (14).
La coalition obtient une majorité absolue de 125 sièges
sur 240. Le jeune président du parti, J. Videnov (15),
forme un gouvernement. Irina Bokova en fera partie.
En juin 1995, elle est nommée Secrétaire du Comité
pour l'intégration européenne auprès du gouvernement
et Secrétaire du Conseil des ministres chargée de la coordination
en matière européenne [voir
www.becsa.org/ABSKEB/web_en_ABSKEB_6honorary.html].
Le 10 août 1995, elle devient Vice-ministre des Affaires étrangères
en remplacement de M. Stanimir Alexandrov, dont elle reprend seulement
les attributions relatives aux organisations internationales et à
la coopération européenne.
A la démission du ministre des Affaires étrangères,
Gueorgui Pirinski (16),
elle est Premier Vice-ministre des Affaires étrangères et
fait office de ministre des Affaires étrangères lors de
la démission de ce dernier. [voir :www.terra.es/personal2/monolith/bulgaria.htm]
L'épisode des élections présidentielles des 27 octobre
et 3 novembre 1996 est intéressant à rappeler car c'est
lui qui permet à I. Bokova de se placer véritablement sur
le devant de la scène politique nationale bulgare. A l'origine,
le candidat désigné par le parti socialiste est l'ancien
ministre des Affaires étrangères, Gueorgui Pirinski. Il
doit faire équipe avec le ministre de la Culture, Ivan Marazov,
en qualité de vice-président (17)
. Mais la Cour constitutionnelle décida que le candidat socialiste
à la présidence de la République n'était pas
« Bulgare de naissance » (18)
comme l'impose la constitution (art. 93-2) (19)
. Un « ticket » de remplacement est alors formé
par I. Marazov et I. Bokova. Après le catastrophique échec
du gouvernement socialiste de J. Videnov [C.
Chiclet : « La Bulgarie en 1996 : une crise généralisée
», in L'Europe centrale et orientale, La documentation française,
1997, p. 59-70.] , et malgré les efforts de leur directeur
de campagne, un certain Gueorgui Parvanov [Voir
www.b-info.com/places/Bulgaria/news/96-09/sep05.bta.
G. Parvanov a été élu
président de la République en 2001.], les candidats
du B.S.P.
recueillent au premier tour 1.158.204 voix (27,01 %) et 1.687.242 voix
(38,9 %) au second tour (20).
Irina Bokova ne sera pas Vice-présidente de la République
de Bulgarie mais elle est devenue alors une personnalité de la
vie politique nationale.
En 2001, elle est élue députée sous l'étiquette
de la « Coalition pour la Bulgarie » qui regroupe
plusieurs « partis de gauche » sous la houlette du B.S.P.
(21).
La coalition remporte alors 17,15 % des voix et 48 sièges. Elle
est membre de plusieurs commissions et devient même vice-présidente
de la commission des Affaires étrangères, de la Défense
et de la Sécurité. A ce titre, elle est membre d'une délégation
parlementaire bulgare, dirigée par D. Valtchev, qui est auditionnée
par le Sénat en 2002 [http://senat.fr/europe/r20022002.html].
Elle prend position, comme représentante du PSB, pour l'adhésion
de la Bulgarie à l'Otan et à l'UE.
A Sofia, sa notoriété et sa qualité d'anglophone
lui servent à cultiver de nombreux contacts, elle est, par exemple,
troisième vice-président du « Harvard Club of
Bulgaria » [voir fichier format PDF
http://clubs.harvard.edu/university/bulgaria/sr_meeting_23_09_2002.pdf
.
En 2005, ayant certainement épuisé les charmes de la vie
parlementaire bulgare, et forte de son expérience et de ses multiples
contacts en Europe, I. Bokova a dû se souvenir qu'elle était
diplomate de carrière et qu'elle pourrait continuer à servir
son pays par d'autres moyens. Le poste à Paris étant disponible,
Solomon Passi, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement
de Siméon de Saxe-Cobourg, n'a sans doute pas eu trop de mal à
convaincre G. Parvanov, l'actuel président de la République,
de la nommer ambassadeur dans la capitale française. En juillet
2005, à peine arrivée à Paris, la presse bulgare
se fait pourtant l'écho qu'elle pourrait devenir ministre des Affaires
étrangères du premier gouvernement que tente alors de former
le jeune leader du parti socialiste, S. Stanishev (22).
Le 25 juillet 2005 [voir le Journal officiel
n° 175 du 29 juillet 2005 : www.admi.net/jo/20050729/MAEP0550085G.html
], mettant ainsi un terme à ces rumeurs, elle présente ses
lettres de Créance au président de la République
française, Jacques Chirac.
Irina Bokova a écrit de nombreux articles ou rapports dont certains
sont référencés (23)
ou même accessibles sur internet (24).
Notes :
(1) Comme l'indique l'article 98 alinéa
6 de la constitution : « Le président de la République
: [...] nomme et révoque, sur proposition du Conseil des ministres,
les dirigeants des représentations diplomatiques [...] ».
Contrairement à la tradition du parlementarisme classique, les
décrets du président de la République bulgare ne
sont pas soumis au contreseing ministériel ce qui donne au président
un pouvoir important en matière de « négociation
» sur les nominations. Ceci explique sans doute cela.
(2) Gueorgui Philipov Bokov (1920/1989) commence
une activité journalistique en 1937 et adhère au parti
communiste en 1940. Il est commissaire politique au sein d'un détachement
armé de partisans en 1943 dont il est chargé du bulletin
d'information. En 1946 il fait partie de la rédaction du journal
« Rabotnitchesco Delo », l'organe officiel du Parti communiste,
dont il devient en 1958 le Rédacteur en chef (jusqu'en 1976).
En 1960, il est également président de l'Union des journalistes
bulgares et de l'agence Sofia Presse. Il a été membre
du Comité central du parti communiste.
(3) Elle est divorcée de Lubomir Kolarov
qui a été correspondant de la télévision
bulgare à Moscou de 1968 à 1972. Il est l'un des dirigeants
du groupe économique bulgare dénommé « Orion
» qui fut largement privilégié sous le gouvernement
socialiste de J. Videnov.
(4) Philip [Filip]Gueorguiev Bokov est né
le 3 juin 1948 à Sofia. Il a fait des études d'économie
à Moscou. Il est employé au CC du parti communiste (BKP)
dans les années 1980. Membre de la délégation du
BKP aux négociations de la Table ronde (1990). Directeur de la
Télévision Nationale Bulgare (B.N.T.) en 1990. Membre
du Conseil suprême du parti socialiste (B.S.P.)
de 1990 à 1997 ; membre du Présidium du B.S.P.
en 1990-91 et en 1996. Chef de la campagne électorale présidentielle
du BSP en 1996 (jusqu'en septembre). Il est signataire (avec G. Parvanov)
de la demande de retrait en 1996 du Premier ministre socialiste J. Videnov.
Rejoint le Mouvement de l'Euro-gauche (mouvement dissident du BSP) en
1997 et désormais directeur de cabinet du Premier ministre S.
Stanishev (m.a.j. octobre 2005). Ses
nombreux détracteurs rappellent volontiers la phrase qu'il prononça
lorsque la « vina », (la culpabilité) du parti communiste
était à l'ordre du jour en Bulgarie. Faisant un jeu de
mot avec les « vina » (les vins) il aurait utilisé
la formule cynique que l'on peut traduire approximativement de la façon
suivante : la « vina » on l'avale avec le fromage !
(5) A. Tomov ou encore J. Videnov. Voir Who’s
who in Bulgarian politics 1990-1999, Gopher publishers, 1999, p. 49
Dans son ouvrage, T. E. Puister parle de « The Moscow-School Connection
» dans la mesure où sont issues de cet Institut des personnalités
politiques comme Gancho Ganchev, N. Kamov, A. Paparizov, K. Premianov,.
(6) Dans son ouvrage, T. E. Puister parle de «
The Moscow-School Connection » dans la mesure où sont issues
de cet Institut des personnalités politiques comme Gancho Ganchev,
N. Kamov, A. Paparizov, K. Premianov, A. Tomov ou encore J. Videnov.
Voir Who's who in Bulgarian politics 1990-1999, Gopher publishers, 1999,
p. 49.
(7) Petar Tochev Mladenov (1936/2000) Ministre
des Affaires étrangères sous T. Jivkov, il prend une part
active dans son éviction le 10 novembre 1989. Il est nommé
président de la République par l'assemblée populaire
après la réforme constitutionnelle d'avril 1990 mais il
est acculé à la démission un mois après
les premières élections pluralistes de juin 1990.
(8) Andreï Karlov Loukanov (1938/1996) De
nationalité soviétique, issu d'un mariage mixte soviéto-bulgare,
son père a été ministre des Affaires étrangères
de la Bulgarie durant l'époque stalinienne. Ministre des Relations
économiques extérieures puis vice-premier ministre dans
le gouvernement Atanassov de 1986 à 1990 sous T. Jivkov, il prend
lui aussi une part active dans l'éviction de ce dernier. Premier
ministre au cours de la première année de la transition.
Bien que député, il est arrêté en juillet
1992 et remis en liberté en décembre de la même
année (voir : www.ipu.org/hr-f/158/158bg01.htm
). Il est réélu député en 1994. Devenu ensuite
homme d'affaire, il est assassiné devant son domicile. Même
si son meurtrier a été jugé et condamné,
les motifs réels de cet assassinat n'ont jamais été
clairement établis.
(9) Fondation D-r. Jeliou Jelev, Kraglata massa.
Stenografski protocol (3 janvier–15 mai 1990), IK « Biblioteka
48 », Sofia, 1998, 709 p. Accessible également en bulgare
sur le site : www.omda.bg/BULG/k_masa/entry.html.
(10) Ibid.
p. 98 et p. 390.
(11) Réunion du 18 janvier qui se déroule
dans la salle n° 6 du NDK (Palais national de la culture) entre
la délégation du CC du BKP, des Agrariens du BZNS, de
« représentants populaires » et celle du SDS.
(12) Sur cet aspect des choses, on pourra se
reporter à notre étude, François Frison-Roche,
« La table ronde bulgare », Communisme, 64, 2000 :123-141.
(13) Le BZNS-A. Stamboliiski représente
la fraction du parti agrarien bulgare qui fut la « courroie
de transmission » du parti communiste après la Seconde
guerre mondiale. Il s'opposa, à partir de 1990, au parti agrarien
BZNS-N. Petkov, parti fondateur du mouvement politique d'opposition
anti-communiste, le SDS.
(14) Centralna Izbiratelna Komicia
za izbor na narodni predstavitelni, Buletin za resultatite ot izborite,
Izbori za 37-to Narodno sabranie, Sofia, 1995, 601 p.
(15) Jan Vasilev Videnov est né le 22
mars 1959 à Plovdiv. Il fait ses études en URSS avant
de devenir responsable des « komsomols ». Président
du parti socialiste (1991-96) et président du groupe parlementaire
socialiste à l'Assemblée (1994-95). Premier ministre socialiste
de janvier 1995 à février 1997. Présenté,
à l'époque, comme le symbole du « renouveau
du parti », son mandat se termine dans un chaos économique
et politique indescriptible et il est forcé à la démission.
Il est fortement soupçonné d'avoir favorisé divers
« groupes d'intérêts économiques amis »
comme le groupe « Orion ».
(16) Gueorgui Gueorguiev Pirinski est né
le 10 septembre 1948 à New York. Il a fait ses études
dans le même lycée 114 qu'I. Bokova. Membre du parti communiste
(BKP) depuis 1969 et membre du CC en 1989-90. De 1980 à 1990,
il est vice-ministre puis premier vice-ministre du commerce extérieur.
En 1989-90, il est Vice-Premier ministre dans le gouvernement Loukanov.
Elu député en 1990, il a constamment été
réélu depuis. Nommé ministre des Affaires étrangères
dans le gouvernement Videnov en 1995, il démissionne en novembre
1996. Il est remplacé par I. Bokova. Après les élections
législatives du 25 juin 2005, il a été élu
président du parlement Bulgare. (Voir : www.parliament.bg)
(17) Sur les origines et la nature de cette fonction
de Vice-président, qui représente une véritable
curiosité constitutionnelle en Europe, on peut se reporter à
nos explications dans F. Frison-Roche, Le « modèle semi-présidentiel
» comme instrument de la transition en Europe post-communiste
(Bulgarie, Lituanie, Macédoine, Pologne, Roumanie et Slovénie),
Bruylant, juillet 2005, p. 70-75.
(18) Décision n° 12 du 23 juillet
1996, A.C. n° 13/96 in Recueil des décisions et arrêts
de la Cour constitutionnelle de la République de Bulgarie, éditions
"prof. Marin Drinov" , 1996, p. 120-140. G. Pirinski est né
au Etats-Unis d'une mère américaine et d'un père
bulgare.
(19) Sur cette condition voir les explications
que nous donnons dans F. Frison-Roche, Le « modèle
semi-présidentiel » comme instrument de la transition
en Europe post-communiste, op. cit., p. 61 et s.
(20) Centralna Izbiratelna Komicia,
Buletin za résultatite ot izborite na president i vicepresident
na republicata, Sofia, 1996, 574 p.
(21) Coalition formée du BSP, du Mouvement
politique social démocrate, du Bloc uni du travail, de l'Union
agrarienne bulgare, de l'Union pour la patrie, de l'Alliance pour le
progrès social-libéral, du mouvement « En avant
Bulgarie, du parti communiste, du Club politique « Trakia »
et de l'Association civile des Roms.
(22) Voir : www.novinite.com et, sur S. Stanishev,
l'actuel Premier ministre notre précédent article : « Sergueï
Dmitrievitch STANISHEV : futur Premier ministre bulgare ? »
(23) Voir par exemple : Bokova, Irina "Bulgaria
and Ethnic Tensions in the Balkans, Mediterranean Quarterly, 2, No.
1, Winter 1991, 88-98 et Bokova, Irina. "Bulgaria's
pre-accession strategy" in Enlarging the European Union: the way
forward. Ed. by Jackie Gower and John Redmond. Ashgate, 2000.
(24) Voir par exemple le rapport d'I. Bokova
(et al.) publié par la Friedrich Ebert Stiftung sur (fichier
au format PDF) http://library.fes.de/pdf-files/bueros/vifaost/a03-00364.pdf
et www.fes.bg/en/PublicationsAndStudies/2002/
François Frison-Roche
CERSA, Université de Paris 2 - CNRS
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Mis en ligne le 26 septembre 2005
Dernière mise à jour le 20 octobre 2005 |