|
Accueil du site
|
Elections législatives du 25 juin 2005 :
La Bulgarie serait-elle devenue ingouvernable ?
Les Bulgares ont voté ce samedi 25 juin 2005 et, même si
les résultats officiels ne seront connus que dans quelques jours,
les données disponibles confirment ou infirment plus ou moins certaines
des prévisions des sondages : les socialistes (B.S.P.)
n'ont pas fait le score qu'ils escomptaient ; le parti du Premier ministre
(N.D.S.V),
Siméon de Saxe-Cobourg, s'est imposé comme la deuxième
force politique du pays ; le Mouvement des droits et des libertés
(D.P.S) a
fait le plein de ses voix et les principaux petits partis de droite ont
finalement pu franchir la barrière fatidique des 4 % pour entrer
au parlement.
La surprise vient de l'émergence sur la scène politique
bulgare du mouvement extrémiste « Ataka » dirigé
par Volen Siderov (1) qui, avec
ses 8 % environ de suffrages, constitue un message adressé à
la classe politique bulgare. Dans la mesure où aucune majorité
de droite ou de gauche n'est sortie des urnes, la Bulgarie serait-elle
devenue ingouvernable ?
Les 6, 9 millions d'électeurs bulgares appelés aux urnes
n'ont pas fait preuve d'un civisme exemplaire. Seuls, 55 % environ d'entre
eux se sont déplacés pour choisir leurs représentants.
C'est la participation la plus faible pour ce type d'élection depuis
la chute du régime communiste en Bulgarie il y a seize ans
[en 1990, la participation était de 90,
8 % ; en 1990 de 83, 9 % ; en 1994 de 75, 2 % ; en 1997 de 62, 9 % et
en 2001 de 67, 3 %]. Il n'est pas certain que la « loterie
» organisée par le gouvernement pour inciter la population
à aller voter a rempli sa fonction. Il faut espérer, d'ailleurs,
que des analyses post-électorales sérieuses pourront mesurer
l'impact technique et la portée politique de cette initiative.
Comme la participation électorale est réputée avoir
une influence certaine sur les résultats, surtout quand un seuil
électoral existe - c'est le cas de la Bulgarie -, les observateurs
étrangers ne se sont pas trop étonnés de voir quelques
partis politiques [et même le président
de la République qui estima que cette somme eut été
mieux utilisée avec l'achat de médicaments…],
potentiellement défavorisés par une augmentation de la participation,
saisir la Cour administrative suprême. Celle-ci n'a d'ailleurs rien
trouvé à redire à cette décision gouvernementale,
sur un plan juridique au moins. On rappellera également pour mémoire
que le scrutin du 25 juin était organisé avec un nouveau
type de bulletin [voir l'article publié
sur Colisée].
Jusqu'à preuve du contraire, les diverses craintes qui avaient
été émises lors de la réforme n'étaient
pas justifiées.
Sur 98% des suffrages dépouillés les résultats
sont les suivants :
1) Coalition pour la Bulgarie (largement dominée par le B.S.P.
(parti socialiste bulgare), parti socialiste bulgare) : 31, 17 %.
2) Mouvement national Siméon II (N.D.S.V) : 19, 91 %.
3) Mouvement pour les droits et les libertés (D.P.S) représentant
les minorités d'origine turque et/ou musulmane : 12, 45 %.
4) « Ataka » : 8,21 %.
5) Forces démocratiques unies (O.D.S.) de N. Mihailova : 7, 67 %.
6) Démocrates pour une Bulgarie forte (D.S.B)
de I. Kostov (2): 6, 45 %.
7) Union populaire bulgare ( B.N.S.) (coalition dirigée par S.
Sofianski, A. Mozer et A. Karakatchanov : 5, 19 %.
8) Total des 15 autres partis ou coalitions (non représentés
au parlement pour n'avoir pas pu franchir le seuil des 4 % des suffrages
exprimés) : 8,95 %.
Selon ces chiffres, les 240 sièges au parlement se répartiront
de la façon suivante entre ces sept formations [en
1990, il n'y avait que quatre partis représentés au parlement
après les élections ; trois, en 1991 ; cinq, en 1994 ; cinq,
en 1997 et quatre, en 2001] :
1) B.S.P.
: 80 / 84 sièges
2) N.D.S.V
: 53 / 56 sièges
3) D.P.S :
28 / 32 sièges
4) O.D.S.
: 28 / 32 sièges
5) « Ataka » : 20 / 22 sièges
6) D.S.B :
15 / 18 sièges
7) B.N.S. : 11
/ 13 sièges
La déception pour les socialistes
Après huit ans de « purgatoire » dans l'opposition,
le parti socialiste espérait certainement mieux que ce petit 31
%. C'est même une sévère défaite pour Sergueï
Dmitrievitch Stanishev [voir
l'article], le jeune président du parti, si l'on compare ces
résultats avec ceux du premier tour des élections présidentielles
de 2001 où Gueorgui Parvanov, le candidat socialiste, avait réuni
sur son nom 36, 39 % des voix. Selon la plupart des analystes, la probabilité
pour S. Stanishev de devenir le prochain Premier ministre est désormais
pratiquement nulle. Les études post-électorales, région
par région, devraient donner des indications intéressantes
sur les raisons de cet échec.
Certes, le B.S.P.
est redevenu en 2005 la première force politique dans le pays et
arrive donc en tête dans de nombreuses régions. Il sera le
premier groupe parlementaire en nombre de députés et devra
donc être sollicité en premier par le président de
la République pour former un gouvernement. Mais cette victoire
à la Pyrrhus ne peut cacher les limites du périmètre
politique de ce parti dont le noyau dur de l'électorat, les retraités
de l'ancien régime communiste, s'amenuise d'année en année.
Même si tous les sondages ont indiqué que cet électorat
était l'un des plus motivés (avec celui du D.P.S.), il n'est
manifestement plus suffisant pour faire gagner le parti. Avec la récente
adhésion du B.S.P.
(parti socialiste bulgare) à l'Internationale socialiste, l'image
du parti s'est bien sûr améliorée à l'étranger.
Elle semble, en revanche, avoir « brouillé » son image
sur le plan intérieur. Il est à craindre que cette opération
- jugée souvent plus cosmétique que sincère par de
nombreux observateurs locaux - n'est pas été suffisante
pour attirer un électorat de remplacement.
Au-delà de son propre électorat, l'autre handicap
du B.S.P. (parti socialiste bulgare) est de disposer de peu d'alliés potentiels -
sur sa gauche comme sur sa droite - susceptibles de l'aider à
former une coalition gouvernementale. La volonté de « monopoliser
» la gauche bulgare et d'étouffer toute tentative d'existence
d'autres formations de gauche pourraient désormais lui compliquer
la tâche.
Il n'est pas sûr, d'ailleurs, que la « réussite
» électorale du mouvement « Ataka » ne lui ait
pas porté un certain tort. Pour le sociologue A. Raïtchev,
l'émergence de ce mouvement serait un signe supplémentaire
de l'aboutissement du processus de différenciation au sein
de « la Gauche bulgare » dans la mesure où «
Ataka » comprend manifestement des éléments d'une
certaine « extrême gauche communiste bulgare » (anti-américaine,
anti-européenne, anti-turque, anti-rom et souvent même antisémite)
qui auraient ainsi déserté le parti socialiste jugé
trop « mou » ou pas assez « radical » dans son
expression idéologique.
La bonne performance du mouvement de Siméon
II
Après quatre ans au pouvoir, les résultats du N.D.S.V
sont, d'une certaine manière, uniques dans la Bulgarie post-communiste.
C'est la première fois qu'un parti n'est pas « éliminé »
du jeu politique après avoir exercé les responsabilités
du pouvoir comme ce fut le cas du B.S.P.
aux élections du printemps 1997 après l'échec du
gouvernement de J. Videnov ou encore celui de l'O.D.S. de I. Kostov aux
élections de juin 2001.
Certes, par rapport aux résultats d'il y a quatre ans, son «
électorat » a été au moins divisé par
deux en pourcentage. Mais à cette époque, le N.D.S.V. était-il
vraiment un parti politique ? On peut en douter sérieusement. Créé
en avril 2001, deux mois à peine avant les élections législatives,
le Mouvement national Siméon II avait su susciter un immense espoir
dans la population autour de la personne de l'ancien roi perçu
à la fois comme un « martyr »(3)
et comme un « sauveur ». La victoire électorale
de 2001 peut être considérée comme l'aboutissement
d'un processus « émotionnel » qui avait peu de chose
à voir avec la rationalité politique de l'époque.
Lassée par dix ans d'affrontements politiques stériles communistes
/ anticommunistes, la population était à la recherche d'une
alternative. L'ancien tsar (1943-46) sut profiter de cette opportunité
pour faire irruption sur la scène politique bulgare. Il restait
donc au N.D.S.V
à « faire ses preuves » dans l'opinion. Après
quatre ans de gestion gouvernementale dans des conditions difficiles,
obtenir environ 20 % des suffrages peut donc être assimilé
à une réussite.
Alors qu'au début de son mandat, Siméon II souhaitait que
son mouvement se situe - sur l'échiquier politique européen
- dans l'orbite du P.P.E. (Parti populaire européen), le N.D.S.V
a récemment adhéré à l'Internationale libérale.
Cette « image » ne l'a certainement pas desservi auprès
de l'opinion en général et de la « classe moyenne
» émergente en particulier. De la catégorie peu flatteuse
des partis « attrape tout », le N.D.S.V a su trouver une
« niche idéologique » qu'il a su investir et exploiter.
L'opinion a pu mesurer l'amélioration de son niveau de vie au cours
de ces dernières années. Pragmatique sur le plan politique,
elle a pu voter en 1997 ou en 2001 pour l'O.D.S. Elle n'a eu aucun scrupule
en tout cas, en 2005, à faire confiance au N.D.S.V.
Mais l'électorat du N.D.S.V ne peut se limiter qu'à la classe
moyenne. Le parti recrute également ailleurs et il sera très
intéressant de suivre les recherches sociologiques post électorales
le concernant.
Le parti charnière de la vie politique bulgare,
le D.P.S, sort renforcé de sa participation au pouvoir
Avec ses 12, 45 % obtenus, le D.P.S - et son dirigeant A. Dogan
- peuvent être très satisfaits. Même après
quatre ans de participation au pouvoir, ce dernier fait encore la preuve
qu'il « tient » son électorat d'une main de fer et
que les multiples tentatives pour le déstabiliser depuis quinze
ans sont vouées à l'échec. Certains observateurs
étrangers estimaient pourtant que son autorité était
battue en brèche auprès des bulgares d'origine turque ou
des bulgares de confession musulmane (Pomaks). Ces résultats constituent
un démenti catégorique.
Sur le plan politique, le D.P.S a su s'imposer depuis quinze ans comme
le « parti charnière » de la vie politique bulgare.
Pourtant, malgré ses excellents résultats au soir des élections,
A. Dogan n'était manifestement pas satisfait des résultats…
de son allié politique potentiel : le B.S.P.
Après avoir participer à une coalition avec le N.D.S.V
pendant quatre ans, le chef du D.P.S., opportuniste en politique, n'aurait
manifestement pas été contre la formation d'une coalition
gouvernementale avec S. Stanishev. Plusieurs déclarations publiques
avant les élections en témoignent. Le « prix »
politique à payer par le
B.S.P. (parti socialiste bulgare) pour une telle alliance - considérée
par certains comme « contre nature » - aurait été
alors à la mesure de ce soutien indispensable. Comme à son
habitude, A. Dogan aurait joué un rôle central sur la scène
politique nationale
Si, ce n'est qu'une supposition, après les tractations politiques
qui vont se dérouler désormais en coulisses, les deux plus
grands partis décidaient de former une « grande coalition
» (N.D.S.V / B.S.P.), ils pourraient alors parfaitement se passer
des services du D.P.S L'influence de ce dernier sur le futur gouvernement
disparaîtrait et, au-delà des avantages clientélistes
sur le plan des postes dans l'administration, le D.P.S ne pourrait plus
maîtriser - voire freiner ou empêcher - l'évolution
de certains processus politico-économiques comme la privatisation
de l'entreprise « Bulgartabak » (lire l'article publié
sur Colisée).
Malgré sa victoire électorale, le D.P.S pourrait être
exclu temporairement de la gestion des affaires en Bulgarie. D'autant
plus, pourrait-on dire, que l'émergence du mouvement extrémiste
« Ataka » va être de nature à contraindre les
autres partis politiques à prendre leurs distances avec un mouvement
de plus en plus perçu - à tort ou à raison - comme
disposant d'une influence politique disproportionnée par rapport
à son poids politique réel.
L'émergence extrémiste
Depuis le début du mois de juin, les instituts de sondages prévoyaient
la montée en puissance d'un mouvement extrémiste, «
Ataka », sans véritablement pouvoir en mesurer toute l'importance.
Une distorsion manifeste existait notamment dans les résultats
entre les interviews des sondés et les simulations anonymes de
vote. Dans le cas de ces dernières, « Ataka » recevait
plus de suffrages que lors des entretiens (téléphoniques
ou autres). Ce ne sont que dans les tous derniers sondages précédant
le 25 juin que le phénomène est apparu comme manifeste et
que les prévisions annonçaient le passage de la barre des
4 % nécessaire pour entrer au parlement.
Avec plus de 8 % des suffrages exprimés, le mouvement « Ataka
» double les prévisions des sondages les plus favorables.
C'est dire si le phénomène est révélateur
d'un changement dans la vie politique bulgare.
Les analyses du vote « Ataka » par région devraient
pouvoir donner quelques éclaircissements sur la composition sociologique
de ce mouvement difficile à caractériser pour l'instant.
Nationaliste, anti-rom, anti-turc, antisémite, anti-européen,
anti-américain (contre l'OTAN et la guerre en Irak), « Ataka
» joue sur plusieurs des registres « classiques » dans
ce type de mouvements extrémistes (4).
C'est également un mouvement qui prétend défendre
les valeurs pro-slaves, pro orthodoxes et la pureté de la «
nation bulgare ».
Aussi bizarre que cela puisse paraître, son principal leader,
V. Siderov, est un ancien dissident, activiste des droits de l'Homme qui
faisait paraître à la fin du régime communiste, en
1989, un journal non officiel. Après la chute du régime
communiste, il a été le rédacteur en chef du journal
de l'opposition démocratique « Demokratsia » puis,
après son licenciement, rédacteur en chef adjoint du journal
« Monitor ». Avant les élections de juin 2005, il dirigeait
et animait, sur une chaîne câblée (CKAT-TV), un «
talk show» qui s'appelait « Ataka »
dans laquelle il répondait aux questions des téléspectateurs.
C'est de l'avis de tous les observateurs, y compris ses ennemis politiques,
un excellent orateur qui peut parler pendant des heures en captant l'attention
des ses auditeurs. Son émission télévisée,
très populaire, pourfendait la corruption dans le pays et dénonçait
l'incapacité des politiciens de tous bords à régler
les problèmes des Bulgares et de la Bulgarie. Pour de nombreux
observateurs, V. Siderov est devenu un « illuminé »
qui sait exploiter les frustrations, les angoisses et les peurs de ses
compatriotes privés de « repères » après
quinze ans de transition. Il est également l'auteur de deux livres
antisémites.
Selon un témoin digne de foi ayant assisté à son
dernier meeting de campagne à Sofia sur fond de musique wagnérienne,
la foule, faisait le salut nazi et scandait des slogans du genre : « Hors
du pouvoir, les non-Bulgares » ; « Révisions,
purges, tribunal, procureur, prison » ; « Pobéda
- Ataka ! (Victoire - Ataka !) ». A ces slogans, V.
Siderov répondait : « Je suis votre arme »,
« Rendons la Bulgarie aux Bulgares ».
La journaliste V. Dereva indique dans un article qu'elle a entendu des
personnes crier « Les Roms en goudron, les Juifs en savon,
les Turcs en Turquie ! », « Des camps, des camps, pour eux
! » ou encore « Il n'y a qu'Hitler pour nous
sortir de là !» [Velislava
Dereva, « Ataka, le scénario de l'oligarchie » :
www.vsekiden.com (en bulgare)].
Le site internet d' « Ataka » www.vestnikataka.com
est représentatif du délire xénophobe et antisémite
de ce mouvement. L'une des affiches de campagne représente une
carte de la Bulgarie, estampillée des drapeaux israélien
et turc, sur laquelle est inscrit « for sale »
(à vendre, en anglais).
V. Siderov a recruté ses candidats un peu partout et dans tous
les partis. L'ancien dirigeant de l'Union des forces démocratiques
(S.D.S.), P.
Beron, le général L. Petrov du B.S.P.
ou encore la députée du N.D.S.V, S. Bankova qui s'est illustrée
au parlement contre la fermeture de la centrale nucléaire de Kosloduy.
Largement discréditée depuis quinze ans, l'institution
parlementaire risque fort de voir son image dans l'opinion se dégrader
encore davantage avec un mouvement qui va avoir pour arme principale la
démagogie, l'invective et l'insulte.
La Bulgarie serait-elle devenue ingouvernable ?
Au soir des résultats, la réaction de nombreux observateurs
était de souligner la difficulté de former le prochain gouvernement
qui va devoir faire entrer la Bulgarie dans l'Union européenne
le 1er janvier 2007. Au-delà d'une procédure constitutionnelle
très claire, dans laquelle le président de la République
va jouer un rôle non négligeable, la classe politique bulgare
vient d'être mise devant ses responsabilités par les électeurs.
Les réponses qui seront données aux multiples questions
posées devront être analysées d'un point de vue intérieur,
bien évidemment, mais également d'un point de vue extérieur.
De multiples « variantes » (comme on dit en bulgare)
sont envisageables sur le plan politique et il sera temps, le moment venu,
de les examiner en détails. Tous les responsables politiques bulgares
sont concernés, de gauche comme de droite. Vont-ils privilégier
des intérêts de parti ou les intérêts du pays
? La véritable question est là. Les responsables politiques
bulgares seront-ils en mesure de faire taire leurs rancœurs, leurs
aigreurs ou leurs ambitions ? En bref, sauront-ils se montrer à
la hauteur de l'aspiration européenne à laquelle ils prétendent
tous ?
François Frison-Roche
CERSA, Université de Paris 2 - CNRS
(1)Volen Siderov est né
le 19 avril 1956 dans la ville de Yambol dans le Sud-Est de la Bulgarie.
Il a fait ses études secondaires dans un lycée spécialisé
en mathématique. Il est ensuite entré au séminaire
orthodoxe.
(2)Ivan kostov est né
le 23 décembre 1949 à Sofia. Il est diplômé
en économie de l'université de Sofia (1974) et d'un institut
de Moscou (1982-84), Ph.D en économie. Membre du conseil d'experts
de l'Union des forces démocratiques (S.D.S.)
en 1990. Député puis Président du S.D.S.,
ministre des Finances dans les gouvernements de D. Popov (1990-91) et
P. Dimitrov (1991-92). Président du S.D.S.
qu'il transforme en O.D.S. Premier ministre (1997-2001).
Il démissionne de l'O.D.S. en 2002 pour créer un peu plus
tard son propre parti le (D.S.B)
(3)« Martyr »
parce qu'il avait été, tout d'abord, chassé par les
communistes en 1946. « Martyr », également, parce qu'en
2001, c'est la droite bulgare (O.D.S.) qui venait de l'empêcher
de se présenter à la future élection présidentielle.
(4)« Ataka »
était le titre d'une publication antisémite pendant la seconde
guerre mondiale en Bulgarie. La « reprise » de cette
appellation n'est certainement pas fortuite de la part de V. Siderov.
On peut consulter à ce sujet les archives du Centre de documentation
juive contemporaine de Paris (document référencé
CDLXXIX-127, 128) que l'on signale dans notre article :
F. Frison-Roche « La gestion du passé en Bulgarie »
in H. Rousso (Dir.), Stalinisme et nazisme. Histoire et mémoire
comparées, éditions Complexe, 1999, p. 297.
haut de page
Mis en ligne le 28 juin2005 |